Aout 2023
Samedi, 8h RDV sur notre parking préféré. Tout le monde est là, le soleil, les sourires et les croissants aussi. Grâce au talent des pilotes et copilotes, nous arrivons à Venosc, point de départ de notre randonnée du WE qui, suite aux conseils de Frédérique, a pour objectif le refuge de la Muzelle. Une nuit en altitude, afin d’habituer un peu les organismes pour celles qui feront le projet final dans 15j. Avant de démarrer : opération crème solaire, ça va cogner aujourd’hui ! Puis on s’engouffre dans cette vallée pleine de promesses.
Dès le départ,
le chemin grimpe et serpente. Les corps se mettent doucement en marche. La
première partie se fait au frais, sous les arbres. On entend et aperçoit parfois
à travers le feuillage, le ruisseau de la Pisse. On laisse sur notre gauche une
pancarte « Cascade ». On la réserve pour demain. Quelques bancs bien
répartis permettent les ravitaillements. Les jambes commencent à chauffer, les
estomacs à gronder, c’est l’heure de trouver un endroit pour la pause. Ce sera
un joli petit coin d’herbe surplombant le ruisseau, à l’ombre d’une crête.
Petits biscuits alsaciens, corses et chocolat pour accompagner le café. Le
soleil tourne, il cogne, on repart. La seconde partie est plus raide, plus
minérale, plus chaude. Les courants d’air frais à proximité des ruisseaux sont
bien appréciés. La montée se fait tranquillement, les pas réglés sur Sandrine
(G.), notre métronome sur pattes. Dernier raidillon puis nous contournons les
tourbières et découvrons un paysage de carte postale : le lac de la
Muzelle, le refuge, la bergerie entourés de montagnes et de glaciers.
On pose les
sacs dans notre dortoir avant de filer au lac. Ah non, le randonneur affamé que
Sandrine (A.) a rassasié lors de la montée, offre sa tournée. Merci à lui.
Cette fois-ci, au lac. Ce sera les pieds dans l’eau pour tout le monde et
baignade pour certaines. Pas si froide finalement. Les « méduses » de
Francine font fureur. C’est le fashion week à la Muzelle. De l’autre côté
du lac, des randonneurs installent les bivouacs. Leurs lumières se reflèteront
dans l’eau à la tombée de la nuit. Joli spectacle qui accompagnera la nuit
étoilée. Mais les corps sont fatigués. Après le repas et le génépi de Théa, tout
le monde se couche. La nuit sera…comme une nuit en refuge…pas très reposante.
Après un
réveil lumineux aussi brutal qu’inattendu, un copieux petit déjeuner
(confitures, brioches et gâteau maison) et un rapide sondage, nous partons à
l’assaut de la Pierre Percée, puis des cheminées de fée et poussons même un peu
plus haut pour profiter de la vue sur la Meije, les Deux Alpes et les Grandes
Rousses. Nous admirons aussi le soleil descendre sur le lac, lui donnant des
couleurs incroyables.
La proximité
des brebis et chiens de troupeaux mais surtout la descente qui nous attend,
nous incitent à faire demi-tour. Nous voilà parties pour 1400m de dénivelé. Le
tracé du chemin est plutôt régulier et finalement assez confortable. Nous
piqueniquons sur des rochers le long du ruisseau, dans un coin repéré la veille
en montant. L’eau est particulièrement fraîche et saisissante. Seules Florence
et Maryline se trempent entièrement dedans. Un exploit à mes yeux. Virginie en
profite pour distiller des conseils et astuces culinaires pour le projet final.
La descente se termine comme prévu, par un petit crochet face à la cascade.
Dimanche
15h30, retour aux voitures. Les jambes flageolent un peu, mais c’est tout à
fait raisonnable.
« Pensez
à vous étirer les filles…1400m c’est pas rien ».
Je ne sais pas
vous les filles, mais à J+1, je marche comme un pingouin !