Rando Automnale au col du Glandon


« Ce 15 octobre 8h00, ce sont dix vaillantes randonneuses qui ont rendez-vous avec notre guide aux allures de "Jean Dujardin". Ça motive pour se lever si tôt un dimanche matin ! Sandrine G. est tellement survoltée qu’elle est réveillée depuis 5 heures du mat !

Un petit quiproquo résolu quant au lieu du rendez-vous et nous accueillons avec grand plaisir au sein de l’association Sandrine M. qui vient renforcer le groupe des Sandrine, lequel rivalise désormais avec celui des Fabienne. De quoi alimenter la fabrique à quiproquos !

En route pour le col du Glandon à quelques 70 km de distance au-dessus du lac de Grand Maison.

Nous quittons la douillette chaleur des voitures pour une fraicheur à laquelle nous n’étions plus habituées.

Après avoir enfilé bonnets, gants et empilé toutes les couches à notre disposition, notre petit chapelet d’oignons se met en route, dans le brouillard, pour le lac de la croix. Le sentier est doux. Très vite nous croisons la route de moutons fantomatiques parqués en vue de leur transfert vers des fonds de vallées plus cléments. Longeant un petit torrent, nous remontons la très jolie combe de la croix aux couleurs automnales et apercevons nos premiers et imposants bouquetins.

Le sentier se raidit et après deux petits ressauts nous atteignons, dans un environnement très minéral,  le charmant lac de la croix. Nous avons bien mérité un pique-nique au soleil, l’excellent brownie vegan de Carine et le petit café de Fabienne. Jean Dujardin perd un maximum de points en oubliant, SACRILEGE ULTIME, son limoncello maison !!! 

Moment de digestion deux groupes se forment : celui des curieuses qui veulent savoir ce qui se cache au col de la croix (2529 m) marquant autrefois la frontière entre le royaume de France et la Savoie, et celui des siesteuses qui, sous prétexte  de se reposer, veulent en fait muscler, à l’instar du reste de leur corps, leurs petites langues de pipelettes.

La vue du col est superbe. D’un côté les sommets de Belledonne, de l’autre les aiguilles de l’Argentière, celles d’Arves et le massif de la Meije.

Dans la descente, Jean DUJARDIN se mue en professeur de SVT. Il est tellement enthousiaste à la vue d’un aigle royal qu’il en décollerait presque ! Il nous remplit le cerveau d’amphibolites, d’homochromie, de traquets motteux et autres pipits spioncelles (merci Carine ) !

Distraite par une maman étagne et son petit éterlou (remercie Carine ), Nadjia se tord méchamment la cheville et nous laisse craindre une méchante entorse. Notre accompagnateur « transformer » enfile sa casquette de secouriste et ficelle une attelle de fortune sur la cheville de Nadjia. Il est à deux doigts d’appeler l’hélicoptère et Carine met en avant sa qualité de présidente pour jouer les accompagnatrices. Hélas, point de baptême de l’air et c’est cahin-caha que la petite troupe rejoint les véhicules non sans s’être extasiée une dernière fois devant un beau troupeau de bouquetins à la placidité de vaches regardant passer les trains.

Un dernier gros bouchons sur la route et nous regagnons nos pénates sur les coups de 20h30 après une nouvelle belle journée de grand air, de partage et d’amitié. »

                                                                                                            Frederique